Sophie Davidovic - Artiste Plasticienne

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LA DÉMARCHE



« L’engagement, le courage et la grâce, la réflexion, le potentiel ». (Juan Petry, artiste, directeur artistique et fondateur d’EL-DRAC).

Sophie Davidovic entame en 2003 un travail plastique essentiellement basé sur la matière picturale. Sa peinture peut s’apparenter à l’expressionnisme abstrait et à la peinture gestuelle. La volonté de libérer les tensions inconscientes et le dépassement des limites amène l’artiste à explorer l’espace pictural, notamment avec l'usage du All Over et en créant des tableaux interchangeables par le spectateur. La temporalité de l’artiste et de l’œuvre ne font qu’une.

A partir de 2009, on observe une évolution graphique avec l’incrustation de signes alphabétiques. Il peut s’agir aussi bien de citations ou de proverbes que d’écritures automatiques ou de signes inventés. Le signe devient élément plastique au même titre que la peinture. L’expression de l’inconscient se formalise alors par une poésie abstraite. L’artiste recherche l’authenticité, un art éloigné des codes techniques et des lieux communs esthétiques ; une analogie face à la pression des codes sociétaux contemporains.

En 2012, Sophie Davidovic explore le volume dans la série de totems.  Symboles magiques,  les œuvres deviennent l’expression d’une divinité mystique protectrice. L’élévation de l’âme contestant le conformisme et autres dérives sociétales. Suite à cela, l'artiste vit deux expériences chamaniques qui la pousse à travailler sur le thème de l'identité et de la mémoire inconsciente.

Depuis 2012 et jusqu'à ce jour, les « Petits Totems » poursuivent cette recherche. Ces figurines hybrides, mi-abstraites, mi-figuratives, symbolisent le droit à l’imagination, au dépassement des normes, à l’expression de l’identité individuelle. Identité comprenant la sublimation de la part sombre inhérente à chaque individu. Une contestation mais aussi une unification, une forme du Yin et du Yan : le noir devient lumière rayonnante sur les volumes peints à l'acrylique brillante.

Cette même année, Sophie Davidovic revient aussi à la deux dimensions. Elle explore l’hypergraphie et s’intéresse au mouvement lettriste. L’espace pictural est alors essentiellement composé d’écritures automatiques superposées. L’inconscient et la toile se fondent telle une projection inconsciente totale, une symbiose entre l’artiste et l’œuvre. Parfois en noir et blanc, parfois en couleurs métalliques, futuristes, éloignées des  représentations de la nature.

L’artiste plasticienne continue, non seulement un travail pictural et sculptural, mais elle travaille également l’art numérique. La série « Photomatons » est réalisée à partir de 221 photos d’identité anciennes agrafées sur du bristol. Avec l’outil numérique, l’artiste efface l’identité des portraits en dupliquant les agrafes et en retouchant les teintes.  Il s’agit de transcender le caractère idéal et conventionnel de la photo d’identité, en restituant la notion d’être et non de paraître. Une critique des normalisations sociétales qui vont à l’encontre de l’expression de chacun et même jusqu’à la négation même de la notion d’identité.

Depuis 2016, son travail plastique est un retour au pictural tout en poursuivant sa quête lettriste.



 

2017/2018